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Les Miroirs du Secret...

En dessous du Vésule ...


Pompéi à lombre du Vésuve - 1/3

par prophecy-come-sometimes

 

 

 

 

 


 

Le mont Vésuve (monte Vesuvio en italien, Vesuvius mons en latin) est un volcan italien d'une hauteur de 1 281 mètres, bordant la baie de Naples, à l'est de la ville. Il s'agit du seul volcan d'Europe continentale à être entré en éruption durant les cent dernières années, même s'il est actuellement en sommeil ; sa dernière éruption date de 1944.

Il est à l'origine de la destruction des villes de Pompéi, Herculanum, Oplontis et Stabies, ensevelies le 24 août 79 sous une pluie de cendres et de boue qui, ainsi, les a conservées jusqu'à nos jours dans leur état antique. Il est entré en éruption de nombreuses autres fois au cours des derniers millénaires et est l'un des volcans les plus dangereux du monde en raison de sa tendance explosive et surtout de la population importante qui vit à ses abords.

Il a inspiré de nombreuses légendes et représentations au cours des siècles. La montagne est classée parc national depuis 1995.


 Le Vésuve durant la Préhistoire et l’Antiquité

La montagne s'est formée initialement il y a 25 000 ans, résultat de l'éruption plinienne de Codola15. Bien que la région ait été sujette à une activité volcanique depuis au moins 400 000 ans, la plus basse couche de matériel éruptif provenant du mont Somma se retrouve au-dessus de l'ignimbrite campanienne datée de 34 000 ans et produite par les champs Phlégréens.

Il a été ensuite agrandi par une série de coulées de lave, intercalées avec de plus petites éruptions explosives. Toutefois, le style d'explosion a changé il y a 19 000 ans environ vers une séquence de larges éruptions pliniennes explosives, celle de l'an 79 étant la dernière. Les éruptions sont nommées en fonction des dépôts d'éjecta produits :

    Pomici di base (« ponce basique ») - Sarno : il y a 17 000 à 18 300 ans, 6 sur l'échelle VEI, probablement la plus violente des éruptions qui a vu la formation de la caldeira du Somma. Elle a été suivie par une période de bien moindre activité, avec des éruptions effusives.
    Pomici verdoline (« ponce verdâtre ») : il y a 15 500 à 16 000 ans, 5 sur l'échelle VEI.
    Pomici di Mercato ou Pomici Ottaviano ou Pomici Gemelle : il y a 7 900 à 8 000 ans, 6 sur l'échelle VEI, précédée d'une moindre éruption explosive il y a 11 400 ans (Lagno Amendolare, VEI 4).
    Pomici di Avellino : il y a 3 750 à 3 800 ans (année -1660 ± 43 ans, selon une datation carbone), 6 sur l'échelle VEI, précédée de deux moindres éruptions explosives il y a 6 000 et 4 500 ans environ (Novelle, VEI 4). L'éruption d'Avellino s'est déroulée 2 kilomètres à l'ouest du cratère actuel et a détruit plusieurs colonies de l'Âge de Bronze ancien. De remarquables vestiges ont été découverts en mai 2001 aux abords de Nola, surnommée la « Pompéi préhistorique » : cabanes, poteries, bétail et même des empreintes animales et humaines ainsi que des squelettes. La plupart des habitants ont fui en hâte, laissant le village enseveli sous les pierres ponces et la cendre, un destin similaire à celui de Pompéi. À titre de comparaison, cette éruption a été plus importante que celles de 79 (VEI 5) et 1631 (VEI 4), avec des retombées de nuées ardentes jusqu'à 15 kilomètres au nord-ouest du cratère et des dépôts de 3 mètres d'épaisseur dans la région actuellement occupée par Naples.

Ensuite, le volcan est entré dans une phase d'éruptions plus fréquentes mais moins violentes jusqu'à l'éruption plinienne la plus récente qui a détruit Pompéi.

La dernière de ces éruptions s'est probablement produite en -217. Des tremblements de terre sont attestés en Italie durant cette année et le soleil a été signalé comme étant voilé par une brume ou un brouillard sec. Plutarque écrit que le ciel est en feu près de Naples et Silius Italicus mentionne dans son poème épique Punica que le Vésuve tonnait et produisait des flammes pire que l'Etna cette année-là, bien qu'ils soient contemporains d'environ 250 ans de l'événement rapporté. Des échantillons de carottes de glace du Groenland de cette période approximative montrent une acidité relativement élevée supposée avoir été provoquée par le sulfure d'hydrogène de l'atmosphère.

Le volcan a ensuite été calme durant des centaines d'années et était décrit par les écrivains romains comme étant couvert de jardins et vignobles, excepté au sommet qui était rocailleux. À l'intérieur d'un large cercle de falaises presque perpendiculaires se trouvait un espace plat assez large pour abriter le cantonnement de l'armée du rebelle Spartacus en -73. Cette zone était sans aucun doute un cratère. La montagne semble n'avoir eu qu'un seul sommet à cette époque, à en juger par une peinture murale, Bacchus et le Vésuve, découverte dans une habitation pompéienne, la « Maison du Centenaire » (Casa del Centenario).

Plusieurs documents écrits durant les 200 années qui ont précédé l'éruption de 79 décrivent une nature volcanique de la montagne, bien que Pline l'Ancien ne la dépeint pas de cette façon dans Naturalis Historia :

    L'historien grec Strabon (vers -63 - vers 24), dans le livre V, chapitre 4 de Geographica décrit la montagne comme ayant un sommet principalement plat et stérile, couvert de suie et de roches couleur cendre, et suggère qu'il a pu un jour posséder des « cratères de feu ». Il suppose également que la fertilité des versants alentours pourrait être due à une activité volcanique, comme à l'Etna.
    L'architecte romain Vitruve (vers -80 - vers -25), dans le livre II de De Architectura rapporte que les feux ont un jour existé abondamment en dessous de la montagne et qu'elle a vomi la flamme sur les campagnes alentours. De cet embrasement seraient provenues les pierres ponces pompéiennes, auxquelles, le feu, en les cuisant, aurait ôté leur qualité première.
    L'écrivain grec Diodore de Sicile (vers -90 - vers -30), dans le livre IV de Bibliotheca Historica écrit que la plaine campanienne était appelée « Ardente » (Flegrei ou Phlégréen) en raison de la montagne, le Vésuve, qui avait craché des flammes comme l'Etna et montrait des signes de feu qui avaient brûlé dans des temps anciens.

En 79, la région est, comme aujourd’hui, densément peuplée avec des villages, des villes et de petites cités comme Pompéi, et les pentes du volcan sont couvertes de vignobles et de fermes.

 

 

 

L'éruption du Vésuve qui eut lieu en l'an 79 est la plus célèbre des éruptions volcaniques de ce volcan de Campanie, en Italie. Très destructrice, elle ensevelit sous un nuage de cendres un certain nombre de localités de la Rome antique situées autour du sommet dans la baie de Naples, parmi lesquelles Pompéi et Herculanum. En outre, elle occasionna la mort de Pline l'Ancien, témoin du début de l'éruption. Cette éuption a eu comme précurseur un tremblement de terre en 62 (en) suivi d'une inondation, séisme considéré comme banal car le Vésuve n'était pas considéré comme un volcan.

Herculanum n'a pas été ensevelie comme Pompéi, très vite recouverte par des cendres et des « lapilli » (pierres poreuses). « Une nuée ardente, mélange de poussières, de roches et de gaz à très haute température, a dévalé les pentes du Vésuve. Puis, avec la pluie, ce flux s'est transformé en fleuve de boue qui a rempli les rues et les a enveloppées d'une gangue », explique le guide Mattia Buondonno. Les thermes suburbains permettent de saisir le phénomène : la boue est entrée par le « caldarium » (bains chauds), puis s'est infiltrée dans certaines parois, laissant intacte une porte en bois !

 


 

=> Description suivant Pline le Jeune et Pline l'Ancien

Il est maintenant 10 heures du matin, nous sommes le 24 août 79 après Jésus-Christ (en conservant l'hypothèse de la datation traditionnelle), Pline l'Ancien et son neveu, Pline le Jeune, se trouvent à Misène, siège de la flotte romaine. Il y a eu quelques secousses ces derniers jours, mais rien de grave.

Ce que les Pline ne savent pas : c'est que le bouchon de lave qui bloque la cheminée du Vésuve vient de sauter. Un quart d'heure plus tard, la femme de Pline l'Ancien lui fait remarquer un énorme nuage au-dessus de la baie de Naples.

D'après les écrits de Pline le Jeune ce nuage a la forme d'un pin parasol, d'ailleurs on appellera ce nuage à partir du XXe siècle un « panache plinien. »

Des cendres, poussées par le vent, commencent à recouvrir la baie de Naples. Pompéi s'apprête à être ensevelie. Pline l'Ancien reçoit alors un appel à l'aide d'un de ses amis. Comme il a écrit un ouvrage d'histoire naturelle, il fait armer une galère, pour franchir la baie, aussi bien pour observer l'éruption de plus près que pour secourir son ami. Il part vers Herculanum.

À 13 heures, une pluie de cendres et de lapilli s'abat sur Pompéi. Même si ces pierres sont très légères, les habitants qui décident de sortir de chez eux s'attachent des oreillers sur la tête pour se protéger. D'autres familles se réfugient dans les caves de leur maison, décision funeste, puisque la couche de pierres ne fait que s'épaissir... Elles ne pourront plus sortir de leurs maisons et périront toutes asphyxiées. Après quelques heures, la couche de pierres est si haute que les toits des maisons s'effondrent, ce qui achève les derniers survivants. Pompéi finit d'être ensevelie.

Herculanum est une petite ville de campagne, principalement constituée de riches villas. La veille, des laves de boue sont déversées sur Herculanum. Il est actuellement une heure du matin. Brusquement, une nuée ardente, c’est-à-dire un énorme nuage entre 800 et 1500K, arrive à la vitesse de plusieurs centaines de km.h-1 sur cette ville. Tous les habitants qui n'ont pas encore fui meurent sur place. Une heure plus tard, Herculanum est ensevelie sous les cendres.

Au même moment, des cendres tombent sur le pont des navires de Pline l'Ancien et des pierres ponce l'empêchent d'accoster. Il met alors le cap vers Stabies et rejoint un de ses autres amis, Pomponianus. Il observe des colonnes de feu qui sortent du Vésuve. Il veut repartir par la mer, mais celle-ci est trop agitée. Il décide alors de demeurer sur place. Pline passe une bonne nuit (contrairement à ses marins) et est réveillé par ses amis aux alentours de 4 heures du matin car les cendres et les pierres risquent de l'enfermer dans sa chambre.
Pompéi : moulage en plâtre d'un homme

Pendant ce temps, Pline le Jeune ressent de nombreuses secousses et aperçoit des lumières livides aux alentours du volcan. Il passe une très mauvaise nuit.

Vers 6 - 7 heures, Pline l'Ancien qui fait des observations sur le rivage meurt des émanations de gaz sulfureux (SO2). Son corps sera découvert deux jours plus tard.

Pendant ce temps, Pline le Jeune décide de quitter Misène. Il note de nombreuses descriptions, que l'on retrouve dans ses textes : la mer qui se résorbe, les effondrements et le nuage sortant du Vésuve. Stabies est ensevelie sous les cendres. L'après-midi, il retourne à Misène. Des cendres blanches tombent sur la ville, mais ne l'ensevelissent pas.

Le lendemain, le 25 août, il y a encore quelques secousses, mais l'éruption est finie.

Le 26 août, le corps de Pline l'Ancien est découvert sur la plage.

 



30/09/2012
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